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P’tit biscuit #8.2 : rebondissement

Je te disais dans le dernier p’tit biscuit que je commencerais juillet et, par conséquent, À la recherche du temps perdu, sans avoir fini la lecture en cours depuis… Depuis février.

Figure-toi qu’un gros coup de fatigue m’a imposé le fauteuil une après-midi complète, ce qui m’a permis de rattraper ce retard honteusement accumulé. Honteusement, parce que j’ai fait passer d’autres lectures, romans et autres essais, avant ce roman-là, ce roman que j’ai fini hier déjà, ce roman que j’ai eu tant de mal à terminer alors que, finalement, il était vraiment génial. Oui, c’est ça. Génial. Gé-nial, permet-moi de détacher les syllabes.

Et cette sensation de génialité, de génialissime, de génie peut-être, me laisse un drôle de goût dans la bouche : pourquoi donc ai-je mis tant de temps à réaliser à quel point ce texte était bon ? Pourquoi donc a-t-il fallu que je le laisse traîner sous mes yeux pendant des mois avant de daigner replonger dedans et le finir presque d’une traite ? Car, une fois dedans, j’ai eu du mal à le lâcher… Aller au lit a été un combat – se lever beaucoup moins, tu noteras.

Il est assez – pour ne pas dire tout à fait – inutile de tergiverser là-dessus : il y a des jours avec, et des jours sans. La lecture n’échappe pas à la règle. Je me sens toutefois assez frustrée, parce que je me dis (chaque fois) que j’ai dû passer à côté de lectures qui auraient pu être excellentes, si j’avais su voir LE bon moment pour les lire.

Tout livre n’a peut-être pas forcément son bon moment, sa connexion privilégiée avec chaque lecteur. C’est un paramètre à prendre en compte. Certaines lectures peuvent sans doute ne jamais parler à certains lecteurs. N’empêche, j’ai comme un doute.

Bref, je vais donc commencer ce mois de juillet l’esprit littérairement tout à fait libre (il n’en va pas de même pour tous les essais en cours, mais ça, c’est une autre histoire, qui ne sera pas contée ici !). Je vais pouvoir me consacrer à cet Olympe que je ne suis toujours pas certaine de vouloir gravir – le paquetage est prêt toutefois, il va donc falloir y aller.

Laisse-moi le temps de m’encorder, et j’y vais.

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1 Commentaire

  1. éric 1 juillet 2017

    « De la hauteur où nous étions déjà, la mer n’apparaissait plus, ainsi que de Balbec, pareille aux ondulations de montagnes soulevées, mais, au contraire, comme apparaît d’un pic, ou d’une route qui contourne la montagne, un glacier bleuâtre, ou une plaine éblouissante, situés à une moindre altitude. »

    Courage ! 🙂

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